Le Bangladesh a été touché par de fortes pluies qui ont une nouvelle fois provoqué des inondations et des glissements de terrain meurtriers dans le sud-est du pays.
Pour l'heure, ces intempéries ont fait au moins 53 morts et des dizaines d'autres sont portées disparues, a annoncé mercredi (16 juin) la police.
Des milliers d'habitants sont toujours bloqués après les glissements de terrain et les inondations. Dans les zones les plus touchées, les routes étaient envahies par des torrents de boue, après les plus importantes précipitations depuis des dizaines d'années qui se sont abattues sur l'extrémité sud-est du pays, à la frontière avec la Birmanie.
Des milliers de personnes ont trouvé refuge dans des écoles ou des abris servant habituellement en cas de cyclones, leurs maisons ayant été emportées ou endommagées par les précipitations.
Au moins 48 personnes sont mortes mardi dans le district de Cox's Bazaar, selon la police. Dans le district de Bandarban Hill, 5 personnes ont été tuées dans des glissements de terrain. Selon le centre national de vigilance météorologique, la majeure partie du sud-est a subi de fortes précipitations mardi, avec par endroits jusqu'à 24,2 centimètres d'eau.
L'une des pires zones affectées, Teznaf, est située à la frontière de la Birmanie, là où vivent des dizaines de milliers de réfugiés de la minorité ethnique birmane de confession musulmane, les Rohingyas.
Le saviez-vous ?
Les Rohingyas sont décrits par les Nations unies comme l'une des minorités ethniques les plus persécutées au monde. En Birmanie, ils sont environ 700.000.
Les glissements de terrain sont fréquents dans les régions vallonnées mais déboisées du sud-est du Bangladesh, où vivent des milliers de familles pauvres en dépit des avertissements des autorités liés au risque de catastrophes naturelles. Le pays qui compte plus de 200 rivières souvent sujettes à des crues, est l'un des plus peuplés de la planète.