Une exposition du plasticien belge Wim Delvoye au musée d'art moderne et contemporain de Nice, qui met en scène sept cochons tatoués, suscite l'indignation des défenseurs de la protection des animaux qui ont décidé de manifester vendredi (jour du vernissage).
Le musée présente dans un des volets de l'exposition "Dessins et maquettes", ouverte au public à partir de samedi et jusqu'au 23 mai, des cochons naturalisés et tatoués que Wim Delvoye a élevé dans une ferme située en Chine, près de Pékin.
"Sauvés de l'industrie agro-alimentaire, les porcelets sont anesthésiés pour être tatoués. De leur vivant, les bêtes sont choyées, traitées comme des stars, libres de leur mouvement et filmées en continu. Une fois mortes, elles sont naturalisées" explique le musée.
Pour le directeur du musée d'art moderne et contemporain de Nice, Gilbert Perlein, la polémique s'explique par "une relative méconnaissance du dossier : tout le monde pense qu'ils sont vivants, qu'ils ont été martyrisés...".
L'artiste "utilise l'animal comme si c'était un simple objet" dénonce Didier Le Gall, vice-président du Mouvement écologiste indépendant en charge de la condition animale, qui déplore "la souffrance que le tatouage, fait sous anesthésie légère implique" et demande le retrait des cochons. La Fondation Brigitte Bardot se dit elle aussi "profondément choquée".
Cette exposition est aussi consacrée à l'architecture gothique et au thème de la crucifixion