Pour ou contre la pêche au thon rouge ? Selon Oliver Drewes, la commissaire à la Pêche, Maria Damanaki, est favorable à l'interdiction de la pêche au thon rouge et à son inscription sur la liste de la Cites (organisation chargée de la protection des espèces en danger). "Mais elle souhaite que la pêche artisanale soit protégée" a-t-il ajouté. L'inscription sur l'annexe I interdirait le commerce international du thon rouge.
Les eurodéputés pour son inscription à l'annexe I
Dans une résolution adoptée mercredi (10 février), les eurodéputés se sont prononcés pour que ce poisson, dont 80 % de la production mondiale est consommée par le Japon, soit inscrit à l'annexe I de la Cites.
Les stocks toujours en baisse
"La sauvegarde de ce poisson dans l'environnement est certainement plus importante que de pouvoir trouver partout des sushis et des sashimis" a indiqué le rapporteur du texte, le social-démocrate allemand Jo Leinen.
De 1957 à 2007, les stocks de thon rouge ont baissé de 75 %, et de plus de 60 % au cours des dix dernières années, a-t-il argumenté.
Garder la pêche artisanale côtière
Mercredi, le Parlement européen a cependant préconisé que la "pêche artisanale côtière" reste autorisée, et surtout que la Commission européenne prévoie une indemnisation financière pour les pêcheurs et armateurs qui seraient touchés par cette mesure.
Rappelons que la France, principal pays producteur dans l'Union, s'est prononcée la semaine dernière en faveur d'une interdiction, mais au bout du 18 mois seulement.
Les Etats de l'Union européenne tenteront de définir une position commune sur le sujet le 26 février. L'Espagne, la Grèce, Chypre et Malte continuent de s'opposer à l'interdiction.