Des scientifiques ont réussi à isoler une variation d'un gène, appelé un allèle, qui permet au moustique de résister au paludisme, selon une étude publiée vendredi dans la revue américaine Science.
"On peut désormais expliquer pourquoi, dans une population de moustiques, certains sont plus résistants au paludisme que d'autres" a déclaré la chercheuse Elena Levashina.
La prochaine étape sera de diagnostiquer la population naturelle de moustiques, pour voir à quelle fréquence la variation résistante au paludisme du gène apparaît. "On pourrait ainsi voir si les moustiques de telle ou telle région sont plus ou moins susceptibles de porter la maladie" explique Elena Levashina.
Il serait ensuite possible d'utiliser des insecticides dans certaines zones où les moustiques sont peu résistants, ou bien de faire l'élevage de moustiques porteurs de la variation résistante, afin de protéger les populations humaines de l'infection. Le paludisme tue plus d'un million de personnes par an, surtout les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, notamment en Afrique subsaharienne.