La nomination récente de la représentante d'une association anti-ours au conseil d'administration (CA) du parc national des Pyrénées a déclenché une polémique entre les associations de protection de la nature et l'association anti-ours "ASPP 65".
L'association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen (ASPP) se réjouie de la nomination par le ministère de l'Ecologie de Marie-Louise Broueilh comme représentant des associations de protection de la nature et de l'environnement des Hautes-Pyrénées (65), en remplacement... d'un membre de France Nature Environnement (FNE).
Réaction de l'ASPP 65
Pour l'ASPP 65, cette nomination « vient briser des décennies d'un monopole où il n'y avait qu'eux pour parler des petits oiseaux, des fleurs et se gargariser de faire de la biodiversité en transplantant dans les Pyrénées des ours venus de Slovénie ».
L'ASPP 65, qui défend notamment les éleveurs et le "pastoralisme", dénonce ces « courants de pensée idéologiques et non écologiques » qui ont fait « l'apologie du tout sauvage en bannissant les activités humaines ».
Réaction de la FNE et de Nature Midi-Pyrénées
FNE Midi-Pyrénées s'est émue de la nomination de Mme Broueilh, et Nature Midi-Pyrénées a répondu vendredi à "la campagne de dénigrement" de l'ASPP 65.
L'association rappelle que plusieurs postes sont « légitimement réservés » aux éleveurs et agriculteurs, mais conteste « que l'un des deux postes réservés aux associations de protection de la nature puisse être attribué à une structure qui n'a rien » d'une telle association.
« Nous ne nous battons pas pour faire taire les éleveurs, mais bien pour que personne ne nous fasse taire », précise Nature Midi-Pyrénées, qui conteste l'idée que « l'homme et la nature sauvage soient forcément exclusifs ».