La goélette océanographique Tara, qui a quitté le port de Lorient samedi dernier, est arrivé mercredi (9 septembre) à Lisbonne...
...Il s'agit de la première escale d'un tour du monde qui va durer trois ans pour étudier l'impact du réchauffement climatique sur les micro-organismes marins qui fournissent la moitié de l'oxygène de l'atmosphère terrestre.
Les différents équipements testés
Jusqu'à présent, ce voilier de 36 mètres a connu une météo favorable et a navigué sur une mer d'huile. L'équipage en a profité pour tester les différents équipements.
"Beaucoup de matériels embarqués sur Tara sont des prototypes qui n'avaient jamais été testés en conditions réelles", a précisé Romain Troublé, chef des opérations du Projet Tara.
Que va-t-il arriver aux échantillons ?
Parmi ces équipements, une pompe capable de puiser trois tonnes d'eau à l'heure ou encore un treuil qui fait descendre au fond de la mer, à des hauteurs prédéfinies, des bouteilles dans lesquelles sont recueillis des échantillons. Une fois remontés, les prélèvements sont triés selon leur taille, puis congelés et étiquetés avec un code barre avant d'être envoyés pour analyse dans des laboratoires notamment en Allemagne ou en France.
Dans l'eau, il y a une vie...
Certains micro-organismes sont aussi étudiés par les scientifiques. "Planctons, virus, bactéries, mais aussi oeufs de poissons ou méduses : dans une goutte d'eau, c'est un véritable zoo que l'on découvre, des +bêtes+ magnifiques, une jungle de vie incroyable" s'enthousiasme le Pr Eric Karsenti, responsable scientifique du projet.
La goélette Tara est équipée pour relever automatiquement toutes les données océanographiques du parcours : position GPS, température de l'eau, teneur en chlorophylle, acidité...