07 septembre 2009 -
08h47 :
Prenons soin des barrières de corail
[ NATURE ]

La barrière de corail En disparaissant, les barrières de corail pourraient emporter avec elles l'équivalent de 170 milliards de dollars par an de "services" fournis gratuitement aux habitants de la Terre par ces écosystèmes.
L'économiste indien Pavan Sukhdev a en effet essayé de chiffrer la valeur des services rendus et le manque à gagner de la planète si les barrières de corail venaient à disparaître...
...si vous ne le saviez pas encore ces écosystèmes nous rendent de nombreux services qui vont de la protection des côtes à l'élevage de poissons.  

Quelques mois avant la Conférence sur le climat prévue à Copenhague en décembre, ce rapport ne tourne pas autour du pot :  "le changement climatique menace les récifs de coraux d'une disparition imminente".

Le corailDes chiffres à ne pas prendre à la légère

Un hectare de corail rapporte 80.000 à un million de dollars par an, en "opportunité pour le tourisme et les loisirs" selon les estimations compilées par ce rapport. La protection des littoraux contre les catastrophes naturelles, comme les inondations, est évaluée à entre 25.000 et 34.000 dollars par an et par hectare de corail.
Si les récifs de corail disparaissent, la planète devrait également dire adieu à plusieurs dizaines de milliers de dollars de services rendus en matière de diversité génétique, et des centaines de dollars de nourriture.

Le coût d'une restauration très élevé

Pavan Sukhdev  tente aussi de chiffrer le coût d'une restauration des barrières de coraux : jusqu'à 542.000 dollars par hectare. Mais une telle opération rapporterait ensuite 129.000 dollars par an en services rendus, selon les premières estimations du rapport. "Il est donc largement préférable de conserver ces écosystèmes que de les laisser se détériorer et de les restaurer ensuite" conclut-t-il.

Le taux de CO2 dans l'atmosphère est aujourd'hui de 387 ppm (partie par million), mais pour sauver les barrières de corail, il faudrait un taux "bien inférieur à 350 ppm", largement en dessous des objectifs actuellement discutés. "Accepter un objectif de stabilisation des taux de CO2 à 350 ppm signifie que la société a décidé de se passer des récifs de coraux" souligne le rapport.


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