La Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (Criirad) a détecté une activité radioactive...anormale dans une rivière mais aussi sur des remblais proches d'une ancienne mine d'uranium située à Saint-Priest-la-Prugne (Loire) près de Roanne. Ces doses seraient faibles mais pas inoffensives. Selon cette commission, Areva, ancien exploitant de la mine, ne prend pas les mesures nécessaires pour protéger l'environnement et la population.
Des
plantes aquatiques, contenant dix fois plus de radium que certains
déchets radioactifs, ont en effet été contaminées. Des roches extraites de cette mine et trop pauvres en uranium pour être traitées avaient été utilisées comme remblais dans des routes et des terrains privés. Bruno Chareyrou, ingénieur en physique nucléaire pour la Criirad, a déclaré jeudi : "
La radioactivité mesurée dans ces sites est souvent inférieure aux normes préfectorales donc rien n'est fait pour les décontaminer. Mais ces remblais contiennent de l'uranium et leur radioactivité peut donc augmenter si des travaux de terrassement ou des constructions y sont effectués".
De son côté, Areva se défend en précisant que les
eaux rejetées par cette ancienne usine d'uranium, dont la radioactivité dépassait légèrement les normes préfectorales de la Loire jusqu'en 2005, sont à nouveau en-dessous de ces seuils.