Cette histoire pourrait s'intituler le chasseur... chassé ! Selon l'ONG Innovation pour le développement et la protection de l'environnement, un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo, parti pêché clandestinement sur le lac Edouard, a été tué jeudi par un hippopotame dans le Parc national des Virunga. Ne sachant pas nager, l'homme aurait été dévoré par l'animal qui avait auparavant renversé leur embarcation.
Les militaires pillent les richesses de ce parc
Le Parc des Virunga est frontalier avec l'Ouganda et comprend le lac Edouard. Des groupes armés, miliciens et soldats de l'armée congolaise, présents dans la région, y déciment des animaux notamment pour se nourrir, et abattent des arbres pour produire du charbon de bois. La pêche se pratique sur la baie, où sont concentrés les hippopotames.
Les braconniers, les trafiquants de charbons de bois et les pêcheurs clandestins reçoivent en plus l'appui des militaires, déployés dans les secteurs centre et est du parc, selon le responsable de l'ONG Innovation pour le développement et la protection de l'environnement, Bantu Lukamba.
Les hippopotames en voie de disparition
Entre la fin du mois d'août et le début du mois de septembre, "au moins 18 animaux dont 7 éléphants, 4 hippopotames et un lion ont été tués".
Le lac Edouard abritait en 1980 la population la plus importante d'hippopotames dans le monde avec 27.000 individus.
Il en reste actuellement moins de 300, avait indiqué en juin le directeur du parc, Emmanuel de Mérode.
Créé en 1925, le Parc national des Virunga est classé au patrimoine mondial de l'Unesco et est l'un des plus anciens d'Afrique. Il abrite 200 gorilles des montagnes et une petite population de gorilles des plaines, une espèce particulièrement menacée d'extinction.