L'activité du volcan Nyamulagira (République démocratique du Congo/RDC) est à ce jour soutenue mais la coulée de lave ne menace pas directement les populations, selon l'Observatoire volcanologique de Goma. Dans la nuit du 1er au 2 janvier, une coulée de lave allant vers le sud-ouest est apparue à la suite d'une cassure de roches à 400 mètres du sommet du volcan, situé dans le Parc national des Virunga.
Suite à la topographie du terrain, la coulée de lave s'est élargie, passant de 15 à 200 mètres mais s'allonge plus lentement qu'au début de l'éruption. Sa progression est la suivante... une quarantaine de mètres au cours des trois derniers jours pour s'étaler sur 7 kilomètres vendredi, selon Célestin Katcho Karume, directeur général de l'Observatoire.
Pas de danger pour la population
Pour la première fois depuis l'éruption, "le vent a changé de direction hier (jeudi) soir et des cendres sont tombées sur la ville de Goma", située à 22 kilomètres, a indiqué Célestin Katcho Karume. Mais la population n'est pas menacée malgré la gêne occasionnée depuis plusieurs jours par les retombées de cendres. "La population est alertée et continue d'observer des mesures d'hygiène. L'eau du robinet n'est pas touchée mais celles des pluies le seront fortement" a précisé le vulcanologue.
Danger pour le parc des Virunga
La lave a brulé plus de 11 hectares de la forêt du Parc des Virunga, classé au patrimoine mondial par l'Unesco et qui abrite diverses espèces de mammifères, de reptiles et d'oiseaux.
Les deux dernières éruptions du Nyamulagira, considéré comme le volcan le plus actif du continent africain, remontent à mai 2004 et fin novembre 2006, et n'avaient pas touché d'habitations.