Les ministres européens de la pêche, qui étaient réunis à Bruxelles, ont trouvé un terrain d'entente concernant les quotas de pêche pour 2011.
Fortes baisses pour le cabillaud
Selon les zones de pêche, il prévoit des baisses de possibilité de pêche allant de -3 % à -50 %. La réduction globale des possibilités de pêche du cabillaud (aussi connu sous le nom de morue) est d'environ 18 %, mais elle va jusqu'à 50 % dans le détroit du Cattégat, entre le Danemark et la Suède.
Deux zones, notamment dans les eaux norvégiennes, ainsi qu'à l'ouest et au sud-ouest de l'Irlande, en mer Celtique et en Manche-ouest, ont obtenu un maintien inchangé de leur quota de cabillaud.
Il baisse de 20 % en Manche-est et en mer du Nord. Les quotas ont augmenté de 25 % en mer d'Irlande, là où la Commission proposait initialement une baisse de 50%.
Dans l'ensemble, les décisions des ministres de la Pêche sont assez proches des demandes de la Commission européenne concernant le cabillaud, qui fait l'objet de captures excessives depuis plusieurs années. La Commission reste très préoccupée par l'état des réserves de cabillaud.
Concernant le hareng, dont la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille dans les eaux européennes, les ministres ont décidé des réductions allant jusqu'à 40 % à l'ouest de l'Irlande et de l'Ecosse. Le quota de hareng augmente toutefois de 22 % en mer du Nord, à la grande satisfaction des pêcheurs français, mais aussi allemands. Quatre zones de pêche ont obtenu une hausse de leurs quotas.
Les quotas de sole augmentent aussi jusqu'à 15 % dans la Manche. Les pêcheurs français ont obtenu un maintien inchangé de leur quota de langoustines dans le golfe de Gascogne, alors que Bruxelles avait proposé une baisse de 15 %.
L'accord porte sur la mer du Nord et l'Atlantique. D'autres zones de pêche, comme la mer Baltique, ont déjà fait l'objet d'un compromis séparé.
La commission, ne disposant pas de données scientifiques pour certains stocks (comme le merlan dans le Golfe de Gascogne), a accepté une baisse symbolique de 2 % au lieu des 15 % proposés.