Un quart des espèces de requins et de raies de l'Océan Atlantique nord sont en danger d'extinction. "La population du nord-est de l'Atlantique est bien plus menacée qu'ailleurs dans le monde. La plupart des requins et des raies sont incroyablement vulnérables à la surpêche en raison de leur croissance lente, de leur maturité tardive et de leur faible taux de reproduction" souligne Camille Gibson. Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature : "26% sont menacés d'extinction tandis que 20% sont dans la catégorie quasi-menacée".
Par conséquent, l'Union internationale pour la conservation de la nature veut imposer un moratoire sur les prises d'aiguillat commun, sur toutes les variétés de requins vivant en profondeur puis veut aussi arrêter la pêche pour les raies. Les requins les plus menacés dans le nord-est de l'Atlantique sont :
- le centrophorus granulosus, recherché par l'industrie cosmétique pour son huile de foie
- l'aiguillat commun aussi appelé aiguillat tacheté
- le requin-taupe commun (ou veau de mer ou maraîche)
Ces deux dernières variétés de requins sont très appréciées en Europe pour leur chair. De son côté, le requin pèlerin est jugé "vulnérable.
Les ministres européens vont se réunir en décembre à Bruxelles pour trouver un accord sur les quotas de pêche pour les raies ainsi que pour l'aiguillat commun et le requin-taupe.