Alors que les plaies provoquées par le séisme du 12 janvier ne sont pas encore cicatrisées, certaines pourraient se rouvrir avec l'arrivée de la saison des tempêtes tropicales en mai.
"La saison des ouragans débute dans trois mois environ et il y a probablement 200.000 familles sans toit. Comment vont-ils être abrités, comment vont-ils avoir accès à de l'eau potable et trouver un travail, afin que le désastre, qui a déjà détruit beaucoup de leur vie, ne soit pas encore exacerbé ?" s'est interrogée Margareta Wahlström, représentante des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes.
Trouver des zones sûres pour reloger les sans-abris
Elle a recommandé aux organisations d'aide humanitaire présente en Haïti de reloger les sans-abris "dans des zones sûres". "Il faut se mettre d'accord sur l'utilisation de terrains où des campements temporaires peuvent être montés, le plus possible dans des zones qui ne sont normalement pas exposées aux cyclones" et "où on peut s'abriter le mieux possible des vents violents" a-t-elle ajouté. Ces campements doivent être équipés de canalisations de drainage "pour que l'eau de pluie puisse s'écouler", et prévoir un accès à l'eau potable pour les déplacés, a-t-elle insisté.
"La déforestation est le principal problème en Haïti, donc il n'y a pas forcément d'industrie locale pour produire des préfabriqués" a-t-elle souligné.
Ce tremblement de terre a quasiment rayé de la carte Port-au-Prince et ses alentours et a fait au moins 170.000 morts.