Nous vous rappelons les principaux événements qui ont marqué Haïti depuis le tremblement de terre du 12 janvier :
Mardi 12 janvier 2010
Un puissant tremblement de terre de magnitude 7 frappe Port-au-Prince. Des milliers d'habitants errent dans les rues dévastées. Cette catastrophe dite majeure n'épargne aucun bâtiment ! Le siège de la mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah) est détruit "en grande partie" par le séisme. De nombreux bâtiments, dont le palais national, la cathédrale et le parlement, se sont effondrés à Port-au-Prince.
Mercredi 13 janvier 2010
Le chef de l'ONU en Haïti, le tunisien Hedi Annabi, n'a pas survécu à l'effondrement du siège de la Minustah. La prison principale de la capitale haïtienne s'est également effondrée. Des centaines de détenus se retrouvent dans la nature selon l'Onu.
La Banque Mondiale et le FMI débloquent tous deux 100 millions de dollars d'urgence. Le Pentagone annonce l'envoi d'une brigade de 3.500 soldats américains pour participer aux efforts humanitaires.
Jeudi 14 janvier 2010
Trente-six fonctionnaires de l'ONU ont trouvé la mort dans le séisme. Le président Nicolas Sarkozy appelle à une "grande conférence" pour la reconstruction d'Haïti.
Vendredi 15 janvier 2010
Le séisme a fait entre 40.000 et 50.000 victimes, selon la Fédération internationale de la Croix-Rouge. Près de 1,5 million d'Haïtiens sont sans-abri (ministre haïtien de la santé publique).
Des entrepôts de stock de nourriture du Programme alimentaire mondial ont été endommagés à Port-au-Prince a annoncé le Programme alimentaire mondial qui avait craint dans un premier temps avoir perdu ces stocks à la suite de pillages.
Les Etats-Unis annoncent l'arrivée de 9.000 à 10.000 soldats à bord notamment du porte-avion USS Vinson.
La France demande l'annulation des 54 millions d'euros de la dette d'Haïti au Club de Paris.
Samedi 16 janvier 2010
Plus de 25.000 corps ont été ensevelis selon le Premier-ministre haïtien Jean-Marc Bellerive.
Des dizaines de milliers de personnes vivent depuis quatre jours dans les rues de Port-au-Prince (CICR).
Barack Obama charge ses prédécesseurs George Bush et Bill Clinton de rassembler des fonds pour les victimes du séisme.
42 pays ont promis une aide de 562 millions de dollars à Haïti dans le cadre de l'ONU.
Dimanche 17 janvier 2010
Haïti décrète l'état d'urgence jusqu'à fin janvier ainsi qu'une période de deuil national d'un mois.
70.000 cadavres ont été enterrés dans des fosses communes, indique le secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation Carol Joseph.
De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, estime que le séisme d'Haïti est "la plus grave crise humanitaire depuis des décennies"
Lundi 18 janvier 2010
Des pillages sont signalés à Port-au-Prince parmi les survivants affamés et assoiffés (CICR). Ban Ki-moon demande au Conseil de sécurité l'envoi de 3.500 casques bleus de plus en Haïti.
L'Union européenne promet une aide de 500 millions d'euros. 280 centres d'accueil doivent aider l,5 million de sans-abri et 250.000 blessés.
Mardi 19 janvier 2010
Un appel de fonds d'urgence de 575 millions de dollars lancé par l'ONU a été financé à hauteur de 19 % (ONU).
Une cinquantaine de soldats américains se posent en hélicoptères à Port-au-Prince près du palais présidentiel dans le cadre de l'opération d'aide aux victimes.
Mercredi 20 janvier 2010
Selon Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, les équipes de secours internationales ont sauvé 121 personnes qui étaient toujours prisonnières des décombres.
Le corps de l'adjudant-chef de la gendarmerie mobile Lionel Amar, un des deux gendarmes français portés disparus à Port-au-Prince, a été découvert mardi après-midi dans un immeuble détruit, a annoncé mercredi la direction de la gendarmerie .