Le violent séisme, de magnitude 8,9, qui s'est produit vendredi (11 mars) au large des côtes nord-est du Japon pourrait avoir causé "des dégâts considérables" a déclaré le porte-parole du gouvernement. Rappelons que le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20 % des séismes les plus forts recensés sur Terre.
Les autorités ont décidé de dépêcher des avions et des navires aux abords de la préfecture de Miyagi (nord-est), la plus fortement touchée, selon les médias.
Une raffinerie en feu dans la ville d'Iichihara
Des toits se sont effondrés, des immeubles sont fissurés et de nombreuses zones ont été inondées. Des dizaines de maisons ont été inondées et des voitures submergées par les eaux dans les villes côtières. Des dizaines de bateaux ont également chaviré.
Des colonnes de fumée s'élevaient au-dessus de certaines localités situées dans le nord-est de l'île principale de Honshu, où une quarantaine d'incendies ont été jusqu'à présent recensés.
Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon.
Ce complexe industriel géré par la compagnie pétrolière nippone Cosmo Oil était la proie d'immenses flammes, selon des images de la télévision japonaise.
Aucune fuite radioactive observée
Le Premier ministre nippon, Naoto Kan, a assuré vendredi qu'aucune fuite radioactive n'avait été observée dans les centrales nucléaires du pays après le violent séisme de magnitude 8,9 qui a frappé le nord-est du Japon. Les centrales nucléaires des préfectures de Miyagi et Fukushima se sont automatiquement arrêtées, a indiqué la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco). Les réseaux de télécommunications fixes et mobiles étaient très fortement perturbés.
Tokyo également affecté par ce puissant séisme
A Tokyo, situé à 380 kilomètres de distance, les gratte-ciel, construits sur des structures parasismiques spéciales, ont très longuement tangué, après le séisme qui a duré pendant plus de deux minutes.
Un toit s'est effondré vendredi sur un bâtiment du centre de Tokyo où 600 étudiants participaient à une cérémonie de remise de diplôme, faisant de nombreux blessés, selon les pompiers et les médias.
Dans les bureaux et les habitations, des objets ont chuté des étagères, les ascenseurs ont été stoppés automatiquement, tandis que des millions de personnes se précipitaient dans les rues. Dix incendies ont été signalés dans la capitale, et il y aurait plusieurs blessés selon les médias. A Tokyo, quatre millions de foyers étaient privés d'électricité, selon les médias.
La secousse la plus forte, d'une magnitude de 8,9 selon l'Institut de géophysique américain (USGS), s'est produite à 24,4 kilomètres de profondeur et à une centaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi. Elle a été suivie de nombreuses fortes répliques.