Les sauveteurs fouillent les décombres des zones dévastées pour tenter de retrouver des survivants dans le nord-est du Japon, dont certaines villes ont été rayées de la carte après le séisme de magnitude 8,9 et le tsunami. Selon les autorités, au moins 10.000 personnes seraient mortes dans ces deux catastrophes.
L'espoir diminuait d'heure en heure
Autour de Sendai, le bilan officiel s'élevait à 1.597 morts, selon la police.
2.000 corps ont été découverts lundi par les secours sur les côtes de la province de Miyagi, ont annoncé des responsables.
1.167 personnes étaient portées disparues dimanche dans la préfecture de Fukushima, située sur la côte Pacifique de la grande île de Honshu, juste au sud de celle de Miyagi où les dégâts sont les plus importants. Sans compter ces disparus, le bilan de la catastrophe était de plus de 1.800 morts et disparus, selon des chiffres provisoires fondé sur des informations de la police.
Les autorités s'efforcent aussi d'apporter des soins et le réconfort aux milliers de personnes évacuées, selon un décompte des Nations unies. "Nous manquons surtout d'eau potable. Mais aussi de vivres et d'information" a témoigné le maire d'Ishinomaki, l'une des villes les plus touchées.
En l'absence d'électricité, les secours sont difficiles à organiser même si "de nombreuses personnes ont proposé leur aide" a ajouté Hiroshi Kameyama. Certaines localités sont toujours privées d'eau potable. Alors que les températures descendent à 1°C la nuit, des milliers foyers sont privés d'électricité et de gaz, indique l'ONU.
Le Japon fait face à sa plus grave crise depuis 65 ans
Le Japon a mobilisé 100.000 soldats tandis que de nombreuses équipes de sauveteurs étrangers continuaient à arriver sur les lieux. Le Premier ministre, Naoto Kan, a affirmé dimanche que le pays faisait face à "sa plus grave crise en 65 ans, depuis la Seconde guerre mondiale". "La capacité du Japon à se relever dépend de chacun d'entre nous" a ajouté le chef du gouvernement, qui porte depuis vendredi l'uniforme des services d'urgence.
De nombreux pays demandent à leurs ressortissants de quitter le Japon
Plusieurs pays, comme la France ou l'Allemagne, ont encouragé leurs ressortissants habitant la région de Tokyo à partir si leur présence n'est pas nécessaire, par crainte notamment d'un accident nucléaire ou d'une éventuelle réplique de magnitude 7 qui pourrait survenir d'ici mercredi dans le nord-est.
Une secousse sismique, d'une magnitude de 5,8 selon l'institut de géophysique américaine (USGS), a secoué lundi matin la région de Tokyo. Cette situation incertaine rendait nerveux les investisseurs, avertis par le gouvernement de "l'impact considérable" qu'allait avoir le séisme sur l'activité économique.