Les cas de "maltraitance des équidés" par des particuliers seraient en hausse en France ! Par conséquent, une association de défense des chevaux voudrait une réglementation sur le modèle de celle des chiens.
"On nous a signalé un cas de maltraitance par jour cet été et nous manquons de personnels pour faire face à tous les cas" a expliqué la présidente du Centre d'hébergement et de protection des équidés maltraités, Laetitia Boss.
Le cheval n'est ni un chien, ni un chat
Selon elle, "les services vétérinaires interviennent de plus en plus" et il faut que "quelqu'un décide de normaliser l'hébergement des chevaux". "Cela évitera qu'on trouve des chevaux dans dix mètres carrés ou dans des jardins en pleine ville" s'est-elle insurgée.
"Le cheval est victime de son succès, mais ce n'est ni un chien, ni un chat car il vit 30 ans et coûte plus de 150 euros par mois" a-t-elle assuré. Selon cette association de défense, certains propriétaires de chevaux, de poneys ou d'ânes font de la "reproduction sauvage", qui doit parfois "capturer des troupeaux de chevaux sauvages dans des conditions extrêmement difficiles".
Pour les chevaux, il n'y a pas de législation
"En France, si vous avez plus de neuf chiens et faites plus de 2 portées par an, vous êtes tenus à des obligations de déclaration sanitaire car considérés comme éleveurs. Pour les chevaux, il n'y a pas de limitation, ni de législation particulière" a souligné maître Xavier-Jacques Bacquet, avocat de la Fondation 30 millions d'amis.
Le Centre d'hébergement et de protection des équidés maltraités reste propriétaire des chevaux retirés à leurs anciens maîtres. A ce jour, il en possède plus de 800 animaux qui se retrouvent dans des familles d'accueil réparties dans toute la France.