Une réduction (de 40 %) des quotas de pêche du thon rouge a été décidée dimanche par les pays membres de l'organisation internationale chargée de gérer la pêche du thon rouge (CICTA). Cette dernière a en effet décidé d'abaisser les quotas à 13.5000 tonnes pour l'an prochain, contre 19.950 tonnes, à l'issue de sa session annuelle qui s'est ouverte lundi dernier.
La commission va dans le sens de ses scientifiques
Les scientifiques de cette organisation internationale avaient déclaré le mois dernier qu'il fallait ramener les quotas sous les 15.000 tonnes par an pour stabiliser le nombre de thons rouges dans l'Atlantique et permettre à l'espèce de croître.
Plusieurs autres mesures restrictives décidées
La saison de pêche pour les thoniers senneurs sera dorénavant réduite à un mois, du 15 mai au 15 juin, sans possibilité d'extension pour mauvais temps. Les pays de l'organisation internationale chargée de gérer la pêche du thon rouge ont promis de s'attaquer à la surcapacité de leurs flottes de pêche, avec un objectif de réduction de moitié d'ici 2011.
Enfin, ils se réservent la possibilité de suspendre la pêche au thon rouge si de nouveaux éléments scientifiques dans le courant de l'année prochaine plaident en ce sens, selon la Commission européenne.
Mesures insuffisantes selon les défenseurs de l'environnement
Ces mesures ont été jugées insuffisantes par les organisations écologiqtes qui demandaient un moratoire immédiat sur la pêche de cette espèce victime d'une surpêche depuis des années et menacée d'extinction.
"Après 10 jours de réunion, la Commission internationale (...) a refusé de mettre fin à la pêche du thon rouge dans l'Atlantique" déplore l'organisation américaine Pew Environment Group. "La Commission s'est contentée de baisser les quotas pour le thon rouge" ajoute-t-elle. Selon les écologistes, les quotas auraient dû être ramenés à 8.000 par an pour permettre à cette espèce de se reconstituer.
Cette espèce doit être inscrite sur la liste des espèces dites menacées
L'an dernier, l'instance chargée de gérer cette espèce au niveau mondial avait établi un quota de 19.950 tonnes en 2010 pour ce poisson très prisé, mais victime de surpêche chronique. Au mois de juillet, Monaco a proposé l'inscription du thon rouge sur la liste des espèces les plus menacées, en arguant de la disparition des deux tiers des stocks en Méditerranée, entre 1957 et 2007 et de 82% en Atlantique ouest entre 1970 et 2007.