De nombreux pays notamment riverains de la Méditerranée ont rejeté le principe d'une interdiction mondiale du commerce du thon rouge !
La Commission européenne regrette que cette proposition n'a pas obtenu la majorité requise et s'inquiète de l'état des stocks, qui déclinent rapidement après des décennies de surpêche.
Attendons la réunion de la Commission internationale pour la conservation du thon de l'Atlantique !
Bruxelles proposait de co-parrainer une proposition de Monaco d'inscrire (à titre provisoire) le thon rouge, pêché surtout en Méditerranée, sur l'Annexe I de la Convention de l'Onu sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).
De nombreux Etats ont estimé qu'il était "prématuré pour l'Union européenne de co-parrainer cette proposition" et qu'il valait mieux attendre "et écouter les scientifiques", qui devraient communiquer de nouvelles informations sur l'état des ressources lors de la prochaine réunion de la Commission internationale pour la conservation du thon de l'Atlantique, prévue en novembre
Les ministres européens de l'Environnement pourraient parvenir à une position commune d'ici la fin de l'année. La décision finale doit être prise à une réunion de la CITES prévue en mars 2010.
"L'attitude bornée des gouvernements méditerranéens risque de conduire à l'extinction du thon rouge et de laisser les pêcheurs les mains vides en quelques années à peine. Mais des pays comme Malte et l'Espagne sont de plus en plus isolés" a commenté Saskia Richartz, responsable européen pour les Océans chez Greenpeace.