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12 mai 2010 -
14h24 :
Traces chimiques dans des ailes d'Archaepteryx
[ NATURE - DINOSAURE ]

L'ArchaepteryxDes traces de substances chimiques, laissées par les plumes d'un oiseau connu sous le nom de l'Archaepteryx, ont été découvertes par des paléontologues britanniques et américains.

Cette découverte montre que les empreintes de plumes trouvées dans ce fossile sont plus que des impressions sur de la roche.

Ils ont ainsi trouvé d'infimes quantités de soufre et de phosphore qui existent dans les ailes des oiseaux modernes.

Du zinc et du cuivre ont également été détectés dans les ossements fossilisés. Ces éléments sont nécessaires à la bonne santé des oiseaux. Le cuivre et le zinc sont des nutriments essentiels pour les oiseaux. Leur présence dans les os du fossile montre le lien entre eux et les dinosaures dans l'évolution, selon ces scientifiques.

Ces derniers ont soumis le fossile de l'Archaepteryx, vieux de 150 millions d'années,  à de puissants rayons X produits par une machine à rayonnement synchrotron au Stanford Synchrotron Radiation Lightsource, en Californie. "Nous parlions jusqu'alors du lien physique entre oiseaux et dinosaures, nous avons désormais trouvé un lien chimique entre eux" observe le géochimiste Roy Wogelius.
"(...) les chercheurs étudient les fossiles d'ossements depuis des décennies mais cette idée de la préservation de traces de métaux et de substances chimiques provenant de tissus mous de l'animal est très emballante" ajoute-t-il. "Nous pouvons, grâce à cette technologie, lire tellement plus dans ces organismes, c'est littéralement toucher physiquement des fantômes" a poursuivi le géochimiste.
  
Le saviez-vous ?Le saviez-vous ?

Mi-reptile, mi-oiseau, l'Archaeopteryx, dont le fossile a été mis au jour au XIXe siècle, est un vertébré de la taille d'un corbeau qui vivait parmi les dinosaures à la fin du Jurassique et est considéré comme le plus ancien oiseau connu.
Il possède des traits des dinosaures, comme les dents et une longue queue osseuse, mais aussi des ailes pour voler ou planer d'arbre en arbre.

L'étude est parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 10-15 mai


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