L'Institut de recherche pour le développement précise que le risque de tsunami est élevé pour Wallis-et-Futuna. Ces îles françaises sont en effet situées sur la ceinture de feu du Pacifique.
Souvenez-vous ! Le 30 septembre 2009, un tsunami, déclenché par un séisme sous-marin de magnitude 8 et distant de 600 kilomètres, a submergé les côtes de Futuna, et provoqué de nombreux dégâts matériels. Rappelons aussi que ce tremblement sous-marin avait dévasté les îles Samoa et Tonga et provoqué le décès de centaines de personnes.
Des experts ont notamment remarqué des "dalles de béton des canalisations déplacées sur plus de 70 mètres, des barrières défoncées" ainsi que des "herbes et plantes brûlées par le sel".
"La côte nord de Futuna a été sévèrement touchée, avec une hauteur de la vague comprise entre 1,6 et 4,3 mètres" et qui "s'est avancée jusqu'à 72 mètres à l'intérieur des terres" rapportent les scientifiques. Selon des témoins, deux vagues ont successivement frappé l'île à quelques minutes d'intervalle.
Les travaux des chercheurs ont pour but "d'évaluer le danger et de réduire à terme la vulnérabilité des habitants de l'archipel, très exposés du fait de leur mode de vie étroitement lié à la mer" indique l'Institut.
Les tsunamis sont déclenchés par des séismes liés à des zones de subduction, où une plaque tectonique océanique s'enfonce sous une plaque continentale, ce qui provoque en cas de secousse un déplacement vertical de toute la colonne d'eau.
En Haïti le 12 janvier, le mouvement entre les deux plaques était horizontal et n'a donc pas provoqué de tsunami.