Voilà une étude qui va faire froid dans le dos aux amateurs de bons vins : l'oïdium, un champignon parasite des vignobles, et favorisé par le réchauffement climatique, affecterait la qualité des vins à partir de 9% de dégâts dans les vignes, et peut même le rendre imbuvable au delà de... 13%.
Cette étude est présentée aujourd'hui par l'Institut coopératif du vin (ICV) et par BASF agro.
Cette maladie serait en train de s'étendre au delà de sa région traditionnelle (le pourtour méditerranéen) et touche de plus en plus les vignobles du nord-est (Bourgogne, Champagne et Alsace) et de l'ouest (Cognac, Bordelais), explique Jacques Rousseau, œnologue et responsable du Département vignes et vins à l'ICV de Montpellier.

En chiffres :
Les grappes touchées à plus de 25% par l'oïdium perdent près d'un tiers de leur poids par rapport aux grappes saines. La composition des raisins est altérée et ils ont une mauvaise maturation.
Selon M. Rousseau, les professionnels considèrent qu'à partir de 17% des grappes contaminées, les défauts en bouche du vin deviennent rédhibitoires: arômes désagréables, odeurs de moisi, de champignon, amertume, instabilité des vins, taux d'alcoolisation plus important.
Peut-on corriger les défauts du vin contaminé ?
Pour corriger ces défauts, les œnologues peuvent faire appel à des processus de vinification onéreux, mais quand le pourcentage des grappes touchées atteint 33%, le vin est définitivement imbuvable.