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18 octobre 2010 -
09h21 :
Une conférence sur la biodiversité à Nagoya
[ NATURE - BIODIVERSITE ]

Les représentants de 193 pays sont réunis jusqu'au 29 octobre à Nagoya (Japon) pour participer à la 10e Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique. Les délégués ont échoué jusqu'à présent à réaliser les objectifs pour enrayer la perte en biodiversité, qui avaient été fixés lors de l'adoption de la première Convention en 1992

Les amphibiensUne Conférence pour trouver des solutions pour enrayer la perte des espèces animales et végétales

Vous n'êtes pas sans savoir que les espèces animales et végétales sont menacées par la surexploitation des ressources, la pollution, la modification des habitats, les espèces exotiques envahissantes ou encore le changement climatique...
...Il faut savoir que le taux d'extinction des espèces animales et végétales est désormais "jusqu'à 1.000 fois plus élevé" que le taux historique, rappelle l'Onu.
Une espèce d'amphibien sur trois, plus d'un oiseau sur huit, plus d'un mammifère sur cinq et plus d'une espèce de conifère sur quatre sont menacés d'extinction au niveau mondial. L'appauvrissement porte aussi sur les gènes et les écosystèmes, une menace réelle pour de nombreux secteurs et plus particulièrement l'alimentation.
 
Trois dossiers majeurs sont sur la table des négociations : 

  • fixer de nouveaux objectifs pour enrayer la perte des espèces à l'horizon 2020
  • trouver un accord international sur les conditions d'accès des industries du Nord aux ressources génétiques des pays du Sud
  • dessiner l'évolution de l'aide aux pays les plus pauvres pour protéger leurs ressources naturelles

Il faut agir

Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la Convention, estime qu'il faut maintenant agir : "Protéger les forêts protège non seulement les espèces mais aide également à absorber les émissions de dioxyde de carbone qui provoquent un changement climatique".  
"Notre prospérité et en fait notre survie dépendent d'écosystèmes sains" a déclaré Jim Leape, chef du Fonds Mondial pour la Nature (WWF).
"Les forêts, les océans et les rivières sont le fondement de notre société et de notre économie."

La recherche d'un cadre juridique pour répartir équitablement les bénéfices tirés de l'exploitation des ressources génétiques (des plantes pour l'essentiel avec des utilisations dans la pharmacie, la chimie ou les cosmétiques) sera au coeur des débats.
La signature ou non d'un "protocole ABS" (accès et partage des avantages) sera le marqueur le plus sûr d'un succès ou d'un échec du rendez-vous nippon.
Les dernières négociations sur le sujet, à Montréal fin septembre, ont laissé un goût amer. Malgré tout, le texte d'une vingtaine de pages qui est truffé de parenthèses qui sont autant de points sensibles restants à trancher (champ d'application, effet rétroactif, etc...), servira de base à la discussion à Nagoya. 
 
Chantal JouannoLe Giec de la biodiversité toujours d'actualité

Rappelons que la création d'un "Giec de la biodiversité" est toujours d'actualité. Cet outil de mesure permettrait d'éclairer notamment les décideurs politiques.
Baptisé IPBES, cet organisme pourrait être approuvé par l'assemblée générale des Nations unies avant la fin de sa 65e session en décembre.
Pour la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie Chantal Jouanno, le protocole ABS et le Giec de la biodiversité représentent deux tests cruciaux après la déception de Copenhague. "Si on rate l'échéance de Nagoya et la suivante qui est la création de l'IPBES on risque de discréditer durablement la question environnementale à l'échelle internationale".


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