Un puissant séisme d'une magnitude estimée à 7,3 a été enregistré mercredi (9 mars) au large des côtes nord-est du Japon. Il s'est produit à une profondeur de 10 kilomètres. Quant à son épicentre, il était situé à 160 kilomètres à l'est de la péninsule d'Oshika dans la préfecture de Miyagi. La violente secousse a été ressentie à Tokyo, pourtant situé à 430 kilomètres.
Alerte au tsunami levée
Dans les minutes qui ont suivi ce tremblement de terre, l'Agence météorologique japonaise a émis un avertissement contre un risque de tsunami pouvant déferler sur la côte Pacifique de l'île principale de Honshu. Toutefois, la plus haute vague n'a atteint que 60 centimètres et l'alerte a été levée trois heures plus tard.
Dans les deux préfectures d'Iwate et de Miyagi, proches du séisme, des responsables ont déclaré qu'ils n'avaient jusqu'ici été informés d'aucune victime, ni dommage matériel. Selon des observateurs, les secousses se seraient poursuivies pendant une trentaine de secondes".
Les centrales nucléaires situées dans la région ont été épargnées, ont indiqué des responsables des opérateurs Tohoku Electric et Tepco. La circulation des trains à grande vitesse a subi une brève interruption au moment du séisme mais le service a repris peu après, a rapporté l'agence de presse Jiji.
En décembre dernier, plusieurs dizaines de personnes, qui habitaient près des côtes de plusieurs îles situées au sud du Japon, avaient été évacués en pleine nuit à la suite d'un violent séisme de magnitude de 7,4. Il s'était produit à 14 kilomètres de profondeur dans l'océan Pacifique.
L'Agence météorologique avait déclenché une "alerte", avertissant que des vagues pouvant atteindre deux mètres de haut risquaient de s'abattre sur les côtes. Toutefois, devant la faible élévation du niveau de la mer, elle avait réduit "l'alerte" au niveau de simple "avertissement" prévu pour des vagues ne dépassant pas 50 centimètres.
Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, enregistre chaque année environ 20 % des séismes les plus violents recensés sur Terre. Les normes de construction ainsi que les techniques parasismiques et systèmes d'alerte au tsunami très avancés permettent toutefoid de réduire considérablement les risques de dommages corporels et matériels.