Entre le 3 et le 28 mars, 7 hippopotames, 5 éléphants, 5 antilopes, 4 babouins, 3 chimpanzés et 2 buffles ont été abattus par des militaires des Forces armées dans le Parc national des Virunga (République démocratique du Congo).
Malgré l'interdiction de pêche et de chasse sur ce site, les soldats s'adonnent au braconnage, en raison notamment de l'insuffisance des rations alimentaires.
Ils ont également développé un commerce d'ivoire dans la province du Nord-Kivu, où est situé le Parc des Virunga, avec des commerçants "qui achètent ces ivoires à Goma et à Butembo auprès des militaires et qui les amènent en Chine et à Dubaï" affirme l'ONG congolaise Innovation pour le développement et la protection de l'environnement.
Dans ce parc situé à la frontière avec l'Ouganda, l'ONG y avait dénombré entre fin mai et mi-juin 2009 "au moins 31 animaux dont 11 oiseaux migrateurs et 3 hippopotames" tués.
Créé en 1925, le Parc national des Virunga, le plus ancien d'Afrique, est classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Il abrite notamment 200 gorilles des montagnes et une petite population de gorilles des plaines, une espèce particulièrement menacée d'extinction.
Des groupes armés, miliciens et soldats de l'armée congolaise, présents dans la région, y déciment des animaux, notamment pour se nourrir, et abattent des arbres pour produire du charbon de bois.