En Indonésie, les autorités exhortent les avions à ne pas survoler les environs du volcan Merapi, qui a émis des nuages de cendres mardi dans la matinée.
Le ministère des Transports "conseille aux compagnies aériennes d'utiliser des routes alternatives pour des raisons de sécurité liées aux poussières volcaniques" selon Bambang Ervan, un porte-parole.
Les aéroports de Yogyakarta et de Solo restaient ouverts mais les compagnies AirAsia (Malaisie) et Silk Air (Singapour) ont annoncé l'annulation de six vols pour la journée de mardi.
Le volcan est le plus actif d'Indonésie
Entré en éruption le 26 octobre, il a déjà provoqué la mort de 38 personnes. Son activité éruptive s'est depuis poursuivie, marquée notamment par des panaches de fumée s'élevant à plusieurs kilomètres au-dessus de son cratère, qui culmine à 2.914 mètres, et par des écoulements pyroclastiques le long de ses pentes.
"Le volcan a émis des panaches à six reprises ces dernières heures mais ils sont moins importants que ces derniers jours. Les émissions peuvent durer des semaines, voire des mois" a indiqué Subandryo, l'un des vulcanologues chargés de sa surveillance.
Les explosions de ces derniers jours ont provoqué l'effondrement d'une partie de l'immense dôme, laissant le magma s'échapper plus facilement, selon les experts.
Les pentes du volcan ont été évacuées dans un rayon de 10 kilomètres et 65.000 personnes ont trouvé refuge dans des centres temporaires.
Semaine meurtrière pour l'Indonésie
L'éruption du Merapi est l'une des deux catastrophes qui ont frappé l'Indonésie depuis la semaine dernière. Un tsunami provoqué par un séisme de magnitude 7,7 a fait 431 morts et 88 personnes sont toujours portées disparues sur les îles Mentawaï, au large de Sumatra. 15.000 insulaires ont perdu leurs habitations, selon les autorités.