En Indonésie, les autorités ont quasiment levé vendredi l'alerte autour du volcan Merapi, dont la plus violente phase éruptive a causé le décès de 320 personnes depuis la fin octobre.
Les 250.000 personnes vivant dans des camps d'évacuation vont enfin regagner leurs villages situés dans un rayon de 20 kilomètres autour du cratère.
En revanche, le retour au bercail pour les habitants, dont les maisons se trouvent dans la zone ayant été la plus affectée par les nuées ardentes et les coulées de boues volcaniques, est encore différé.
"La menace reste présente dans cette zone, où l'activité humaine est toujours interdite" a précisé Subandrio, l'un des vulcanologues chargés de la surveillance des volcans indonésiens
Situé sur l'île de Java, le Merapi, qui culmine à 2.914 mètres, est le volcan le plus actif d'Indonésie. Les vulcanologues estiment que sa phase éruptive a été la plus forte depuis 1872, même si l'éruption de 1930 avait tué 1.300 personnes.
Malgré la baisse de son activité, le volcan est toujours dangereux en raison des lahars. Ces torrents de boues volcaniques ont en effet fait grossir le lit des rivières, notamment celle traversant Jogjakarta. Plusieurs centaines d'habitants ont précipitamment quitté leurs domiciles cette semaine après de fortes pluies, selon les autorités.
Un autre célèbre volcan indonésien, le Bromo, situé sur l'île de Java, est également entré dans une phase éruptive et ses accès sont interdits depuis le 23 novembre.