L'histoire est étrange et se déroule en Afghanistan. Une maladie mystérieuse affecterait des écolières dans le nord du pays. La chose est sérieuse à tel point que la représentation de l'ONU enquête sur cette étrange affaire. De son coté, la presse locale évoque sans preuves un gaz empoisonné diffusé par les talibans. La présidence afghane a pour sa part ordonné que des mesures de sécurité soient prises pour arrêter les personnes qui pourraient être "impliquées dans l'empoisonnement d'écolières". Ces dernières semaines, plusieurs jeunes filles sont tombées malades, souffrant notamment de vomissements. Les talibans ont été rapidement visés par la presse locale même si aucune preuve ne permet d'étayer ces accusations. Mardi, plusieurs écolières de Kaboul et de Kunduz, dans le nord, ont été hospitalisées.Le ministère afghan de l'Education a indiqué que les premiers éléments montraient qu'à Kaboul les jeunes filles avaient pu être intoxiquées par du gaz de ville.
Carte de l'Afghanistan
« Hystérie collective »
A Kunduz, en revanche, les autorités évoquent "un cas d'hystérie collective".
Ce phénomène, aussi appelé "réaction de stress collective" est connu des chercheurs. Un groupe présente alors les mêmes symptômes sans raison apparente: maux de tête, nausées, vertiges, évanouissements. Le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, Staffan de Mistura, a déclaré que l'origine de la maladie n'était pas connue. "L'enquête n'a pour l'instant pas permis de conclure quant à la nature ou la source de ces incidents", a-t-il dit, soulignant que les jeunes filles se remettaient vite et bien de cette "maladie". Le ministère de l'Education a indiqué qu'il n'y avait pas de "preuves" d'un empoisonnement par les talibans.