La RATP et Airparif ont démarré aujourd'hui leur première campagne conjointe pour mesurer la qualité de l'air du métro, dans la station Faidherbe-Chaligny. Un dispositif de mesure a été mis en place par les deux organismes du 1er au 15 décembre.
Le dispositif mis en place
Il s'agit de mesurer les particules PM10 (inférieures à 10 micromètres) et PM2,5 (inférieures à 2,5µm) générées par le fonctionnement du métro (systèmes de freinage, du ballast etc) ou provenant de l'environnement extérieur (chauffage, industrie, véhicules) ainsi que les oxydes d'azote, gaz majoritairement émis par le trafic routier.
Deux points de mesure ont été disposés de part et d'autre des voies, sur les quais, afin d'évaluer la qualité de l'air respiré par les voyageurs. Deux autres ont été installés à l'extérieur, l'un au niveau d'une entrée du métro, l'autre à proximité de la grille de ventilation de la station.
Risques pour la santé
Ces particules fines, qui sont des poussières en suspension dans l'air, sont dangereuses pour la santé car elles pénètrent profondément à l'intérieur des poumons et y restent.
Cette étude s'inscrit dans le cadre du renforcement de la surveillance de la qualité de l'air, prévu par le Grenelle de l'environnement. Les résultats de ces travaux seront disponibles dans le courant du premier trimestre 2009.
Le saviez-vous ?
La surmortalité liée aux émissions de particules fines est actuellement évaluée à quelque 350.OOO morts prématurées en Europe chaque année, selon le sénateur Philippe Richert, président du Conseil national de l'air.