L'Académie nationale de Médecine souligne, dans une « mise au point », l'absence de risques démontrés des antennes relais de téléphone mobile, tout en relevant une « erreur scientifique » dans une récente décision de justice en appel.
Erreur scientifique, erreur judiciaire ?
L'Académie nationale de Médecine « s'étonne que l'arrêt de la Cour d'Appel de Versailles puisse s'appuyer sur une erreur scientifique manifeste en prenant en compte le « risque démontré » de champs d'extrêmement basse fréquence émis par ces antennes (...)En réalité, les antennes de téléphonie mobile émettent exclusivement en haute fréquence. » Le jugement de la Cour d'Appel de Versailles, qui condamnait un opérateur à démonter une antenne, se serait donc appuyé sur une erreur.

Les antennes relais ne seraient pas dangereuses pour la santé
« Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes », relève l'Académie dans un communiqué.
Or, poursuit-elle, « on ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d'énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé ».
L'Organisation mondiale de la santé et le comité européen sur les risques sanitaires émergents (Scenihr) se sont prononcés unanimement sur l'absence de risque de ces antennes, insiste l'instance conseillère des pouvoirs publics.
L'Académie nationale de Médecine conclut en précisant qu'un groupe de travail des académies de médecine, des sciences et des technologies va toutefois examiner les questions posées par cette actualité judiciaire.