Les conséquences sanitaires des antennes relais seraient minimisées par les représentants des pouvoirs publics. La présidente de Priartém (Pour une réglementation des implantations d'Antennes relais de téléphonie mobile), Janine Le Calvez, a déclaré jeudi que les ministres, présents à la table ronde sur les radio-fréquences, avaient dissocié cette question de celle de la nocivité éventuelle des téléphones portables. "Nous, nous voulons un débat sans tabou, aussi bien sur les antennes relais que sur les portables".
Quelques heures auparavant, Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, avait déclaré dans le quotidien Le Figaro : "Les risques du téléphone portable sont une question plus préoccupante que les antennes relais, alors qu'il y a moins de mobilisation des associations sur ce sujet" car l'utilisateur est davantage exposé au rayonnement électromagnétique.
De son côté, le député UMP Eric Ciotti a déposé jeudi une proposition de création d'une commission d'enquête sur l'implantation et la réglementation des antennes relais.
Face aux "inquiétudes (suscitées par les antennes-relais, ndlr) et à tant d'incertitudes, nombreux sont les élus qui estiment que le principe de précaution doit s'appliquer".
Cette table ronde sur le dossier des téléphones mobiles et des antennes entamée jeudi doit durer jusque fin mai. La réunion spécifiquement consacrée aux antennes relais est prévue le 6 mai.