Les recherches concernant un vaccin thérapeutique contre la bilharziose, visant à protéger des risques de rechute, sont arrivées dans la dernière phase des essais cliniques au Sénégal, a annoncé vendredi l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.
Après le paludisme, cette maladie est la plus répandue dans le monde
La bilharziose est une maladie parasitaire présente dans 74 pays. Elle est provoquée par un parasite transmis par un escargot aquatique se trouvant dans de l'eau contaminée. Plus de 200 millions de personnes, dont 85 % en Afrique sub saharienne, en sont atteintes de façon chronique et 300.000 en meurent chaque année. Les enfants sont les plus touchés.
Un rappel sera nécessaire
Les enfants, traités jusqu'à maintenant par un médicament qui selon l'Institut ne fournit qu'"une limitation temporaire du développement de la maladie", ont reçu entre mars et juin les trois injections de la primo-vaccination, qui devraient provoquer la formation d'anticorps et assurer une protection ultérieure contre la maladie. "Un rappel annuel sera nécessaire" précise l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.
Quand sera-t-il disponible ?
Pour le Docteur Gilles Riveau, l'étude va permettre d'étudier les effets du candidat vaccin "dans les trois ans qui suivent son administration". Si les essais sont concluants, il pourrait être disponible "d'ici cinq à huit ans". Ce vaccin pédiatrique Bilhvax est produit par la société de biotechnologies belge Eurogentec, installée à Liège.