Les faibles traces de radioactivité détectées dans des boutons d'ascenseurs de l'entreprise Mafelec basée en Isère ne devraient pas porter préjudice aux personnes exposées. Dans un communiqué, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire note que : "L'impact de cet évènement est extrêmement faible et ne devrait pas avoir de conséquences sur la santé du personnel exposé".
Un incident pourtant reclassé niveau 2
L'Autorité de sûreté nucléaire avait pourtant reclassé au niveau 2 (au lieu de 1) sur l'échelle Ines l'incident survenu dans cette usine de matériel électronique pour une seule et bonne raison : plus de dix personnes ont en effet été exposées à des doses dépassant la limite réglementaire". Selon les premières évaluations :
12 personnes ont reçu une dose comprise au plus, entre 0,1 et 0,4 millisievert
18 personnes ont reçu une dose comprise, au plus, entre 1,4 et 1,8 millisieverts
4 personnes ont enfin reçu une dose maximale de 2,7 millisieverts
Une réévaluation due au nombre de personnes susceptibles d'avoir reçu une dose accidentelle supérieure
L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire affirme : "Cette réévaluation n'a pas de lien avec les conséquences pour la santé des personnes potentiellement exposées mais elle est consécutive au nombre de personnes susceptibles d'avoir reçu une dose accidentelle supérieure à la limite annuelle réglementaire de 1 millisievert pour le public.
Ces expositions sont inférieures à l'exposition moyenne de la population française due aux sources naturelles et artificielles (3,3 millisieverts pour une année) et ne représentent qu'une fraction de la dose résultant d'un examen scanner pour un patient (5 à 10 millisieverts par examen).
Des contrôles aussi effectués sur les sites de l'entreprise Otis
L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a aussi effectué des contrôles sur les sites de l'entreprise Otis, spécialiste des ascenseurs et client de l'entreprise Mafelec : "Les premiers résultats montrent que l'exposition des personnels de la société Otis aux postes de travail impliquant une proximité avec des boutons radioactifs est extrêmement faible, avec des doses maximales inférieures à celles constatées chez Mafelec".