Un agent dérivé d'une éponge de mer permettrait de prolonger la vie de femmes atteintes d'un cancer localisé du sein récurrent ou métastasé et faisant en plus l'objet d'un traitement lourd à l'aide de thérapies classiques, selon un essai clinique.
Ce composant synthétique, appelé Eribulin mesylate, empêche la division cellulaire, ce qui entraîne les cellules à s'autodétruire.
Des résultats prometteurs ?
Cet essai clinique est le premier à comparer les effets de l'Eribulin avec le traitement classique pour combattre un cancer du sein localisé mais récurrent ou ayant déjà fait des métastases.
Les 762 participantes avaient déjà été soumises, en moyenne, à quatre traitements de chimiothérapie, notamment avec des anthracyclines (une famille d'anticancéreux d'origine naturelle isolés, comme les antibiotiques, à partir de micro-organismes), ou les taxanes (paclitaxel et docétaxel, notamment), également très utilisés.
"Ces données pourraient établir l'Eribulin comme une nouvelle possibilité de traitement efficace pour ces malades" a déclaré le Dr Christopher Twelves.
Le saviez-vous ?
Le cancer du sein est le second plus diagnostiqué dans le monde après celui du poumon avec 1,38 million nouveaux cas en 2008 selon l'ONU.
Aux Etats-Unis, 254.650 nouveaux cas de ce cancer ont été diagnostiqués en 2009 dont 192.370 agressifs et 62.280 localisés, selon des statistiques américaines.
Ces chiffres indiquent que 2,5 millions de femmes étaient des survivantes de ce cancer en 2008.