Un foyer de grippe porcine a été détecté dans deux élevages de dindes au Chili, qui ont été contaminées par l'être humain, mais il n'y a pas eu de mutation du virus pandémique A (H1N1), selon la vice-ministre chilienne de la Santé, Jeanette Vega.
"Ce qui se passe dans ce cas c'est que des êtres humains ont contaminé une
ou plusieurs dindes. Le virus dont souffrent ces dindes est le virus humain; il
n'y a pas eu de mutation", a expliqué Mme Vega à la Radio Cooperativa.
Il s'agit a priori du premier cas de ce genre, puisque d'après l'Organisation internationale des épizooties (OIE - santé animale) basée à Paris, aucun cas d'infection de volailles (dinde au autres volatiles) par la souche virale pandémique H1N1 n'a jusqu'à présenté été officiellement notifié.
Les mesures de précaution destinées à éviter la propagation de la maladie et à protéger la santé de la population ont été prises immédiatement", précise un service du ministère chilien de l'Agriculture (SAG).
Les élevages en quarantaine 
L'alerte a été donnée le 13 août par l'entreprise qui commercialise ces dindes, lorsqu'elle a constaté une baisse dans la production des oeufs dans ces élevages. Par précaution, les autorités ont notamment placé ces élevages en quarantaine, et le SAG assure que toutes les mesures prises permettent de garantir qu'il n'y a aucun danger à consommer la "viande de dinde et ses produits dérivés", commercialisés au Chili et à l'étranger.
"Il n'y a aucune preuve de la présence de la maladie dans le reste du territoire", ajoute-t-il.
La grippe porcine a tué 116 personnes au Chili, selon le dernier bilan publié mercredi par le ministère de la Santé, qui fait également état de plus 12.000 malades. La courbe de la pandémie est cependant descendante selon le ministère.