Malgré la série de cas humains recensés depuis le début de l'année, la Chine ne ferait pas face à des risques de pandémie, déclare Hans Troedsson, un représentant de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Cependant, les autorités doivent rester en alerte.

Plusieurs cas de grippe aviaire recensés, mais pas d'inquiétudes démesurées
Depuis le début de l'année, la Chine a fait état de huit cas humains de grippe aviaire, dont cinq ont été mortels.
Cependant, selon M. Troedsson, ce nombre est trop bas pour soulever des inquiétudes démesurées, d'autant que ces cas se produisent durant l'hiver, une période propice au virus. "Ce qui est important c'est que le gouvernement fasse des plans pour être prêt", a souligné le représentant de l'OMS.
La crainte d'une épidémie mondiale
Les contaminations par le virus H5N1 se sont jusqu'ici produites de l'animal vers l'homme. Les scientifiques craignent qu'une mutation permette des contaminations d'homme à homme, ce qui pourrait provoquer une épidémie mondiale meurtrière.
La Chine n'avait enregistré aucun mort de la grippe aviaire depuis fin février 2008. Les cinq derniers décès provoqués par le virus H5N1 portent à 25 le nombre de cas mortels de grippe aviaire, sur 38 personnes infectées, depuis 2003 en Chine, selon un décompte de l'OMS.