Une douzaine de spécialistes venus d'Allemagne, de Suisse et d'Alsace ont partagé leurs connaissances, lors d'un colloque cette semaine à Strasbourg, sur les mœurs de la tique et les moyens de se protéger des maladies invalidantes et parfois mortelles qu'elle transmet à l'homme, notamment la maladie de Lyme et la méningo-encéphalite à tiques (MET).
Une petite cinquantaine d'espèces, -- écureuils, lézards, oiseaux et hérissons--, constituent pour les tiques des réservoirs naturels de la bactérie Borrélia dont quatre formes sont pathogènes pour l'homme et responsables de la maladie de Lyme.
Ce petit insecte mord, pique et multiplie son poids par 200 en se gorgeant de sang. Qu'il soit randonneur ou forestier, l'homme est un "hôte accidentel" de la tique qui peut être contaminé en arpentant les forêts humides en montagne mais aussi en zone urbaine ou périurbaine, selon Nathalie Boulanger, de la faculté de pharmacie de Strasbourg. Le pic des infections se situe de mai à fin août.