Les eurodéputés ont entériné de nouvelles règles de sécurité pour les cosmétiques, ciblant pour la première fois les nanomatériaux (substances microscopiques de plus en plus utilisées dans les rouges à lèvres ou les crèmes solaires).

Quelles mesures ?
Le règlement adopté, déjà approuvé par les négociateurs des 27 pays de l'UE, prévoit notamment l'étiquetage des nanomatériaux dans la liste des ingrédients du produit.
Un catalogue de tous les produits cosmétiques contenant des nanomatériaux sera aussi rendu public.
Pourquoi de nouvelles règles ?
Pour la conservatrice française Françoise Grossetête, c'est « une plus grande sécurité qui est apportée aux consommateurs européens », en même temps qu'un allègement des charges administratives et des coûts « pour une industrie cosmétique européenne qui occupe le premier rang dans ce secteur » et qui emploie 350.000 personnes.
Le BEUC (Bureau européen des unions de consommateurs) se réjouit que « pour la première fois, une législation européenne s'attaque aux nanomatériaux », produits déjà « largement disponibles sur les marchés européens en dépit des questions de sécurité qu'ils soulèvent »".

Limites de ces nouvelles règles
Selon leurs détracteurs, les nanomatériaux sont des substances qui peuvent entrer facilement dans l'organisme ou le sang.
Mais si certains nanomatériaux utilisés comme colorants, conservateurs ou filtre UV seraient soumis à une évaluation de sécurité avant d'être autorisés sur le marché, le texte adopté laisserait de côté « des centaines d'autres utilisations possibles des nanomatériaux dans les produits cosmétiques ne seront soumises à aucune évaluation », souligne le BEUC.