Greenpeace a décidé d'alerter l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la "dispersion des déchets radioactifs" provoquée par les activités d'extraction minière du groupe français Areva dans le nord du Niger. La vidéo en cliquant ici
Greenpeace accuse le numéro un mondial du nucléaire civil de mettre en danger la santé des riverains des mines d'uranium situées dans les environs des villes d'Arlit et d'Akokan.
"Nous souhaitons que l'OMS réalise sa propre enquête et demande à Areva de prendre des mesures" a expliqué Rianne Teule (Greenpeace).
Le saviez-vous ?
Arlit et Akokan sont deux cités minières dans le nord-ouest du Niger, où Areva exploite des gisements d'uranium.
En collaboration avec la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité et le Réseau des Organisation pour la Transparence et l'Analyse budgétaire, Greenpeace a réalisé une étude scientifique après avoir effectué des prélèvements et des mesures à Arlit et à Akokan en novembre dernier...
...Cette étude révèle des concentrations anormales d'uranium dans le sol et de radon, un gaz naturel radioactif, dans l'air ou encore la présence sur un marché d'objets radioactifs recyclés et provenant de ces mines.
Les prélèvements ont été effectués aux abords des mines comme dans les cités minières, situées à plusieurs kilomètres et où vivent environ 80.000 personnes. En recueillant quatre (des cinq) échantillons d'eau dans la région d'Arlit, l'organisation écologiste a constaté que la concentration d'uranium était supérieure à la limite recommandée par l'OMS pour l'eau potable".