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21 avril 2009 -
19h45 :
Eau minérale:des hormones dans des bouteilles?
[ SANTE ]

Une étude réalisée en Allemagne sur les eaux minérales en bouteilles de plastique fait apparaître la présence d'hormones, qui pourraient provenir pour l'essentiel de leur conditionnement. Martin Wagner et Jörg Oehlmann (département d'écotoxicologie aquatique de l'université Goethe de Francfort) ont analysé des bouteilles de marques différentes, certaines étaient en verre, d'autres en plastiques ou encore en briques en carton recouvertes d'un film plastique interne.

Une bouteille en verreUne étude qui n'a pas objet à évaluer si il y a des risques

Et l'expérience menée sur l'eau au moyen de levures modifiées fait apparaître dans 60% des cas une activité estrogénique "significativement plus élevée". Une autre expérience impliquant des petits escargots d'eau douce montre un nombre d'embryons "plus que deux fois doublé" après 56 jours dans les bouteilles en plastique.
Les chercheurs rappellent que cette étude "n'avait pas pour objet d'évaluer si la consommation d'aliments enveloppés dans du plastique implique des risques" pour la santé.

Eau minérale dans une bouteille en plastiqueLe test utilisé n'est pas adéquat

La réaction de l'Institut fédéral allemand d'estimation ne s'est pas fait attendre : "Nous n'avons pas connaissance de substances utilisées (...) qui auraient un effet hormonal transmissible par l'eau minérale. Les consommateurs ne doivent pas renoncer à l'eau commercialisée dans du plastique".
La chambre syndicale française des eaux minérales abondait dans ce sens. Selon le professeur de toxicologie Jean-François Narbonne, le test utilisé est totalement inadéquat pour mesurer les contaminations en perturbateurs endocriniens dans les eaux potables".
La chambre syndicale a aussi ajouté que "l'eau minérale naturelle est l'un des produits les plus contrôlés de l'industrie alimentaire" et que le PET (polyéthylène téréphtalate, plastique utilisé dans la fabrication des bouteilles) "ne pose aucun problème pour la santé publique".

Cette étude, publiée en mars par la revue en ligne "Environmental Science and Pollution Research" a été révélée mardi par le Figaro.


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