Plusieurs équipes médicales, toujours présentes en Haïti, ont rapporté des cas de diarrhée, de rougeole et de tétanos parmi les survivants du séisme du 12 janvier dernier, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé.
Une campagne de vaccination devrait être lancée par le gouvernement haïtien en coopération avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Organisation mondiale de la santé, seulement 58 % des enfants de moins d'un an étant vaccinés avant le tremblement de terre meurtrier.
Paul Garwood, porte-parole de l'organisation onusienne, a également rappelé que ce pays avait besoin de spécialistes en chirurgie orthopédique et interne. Il a d'ailleurs rappelé que plus de 2.000 amputations avaient été réalisées depuis le séisme de magnitude 7 et que "ce chiffre devrait augmenter". Selon lui, les patients ont besoin de béquilles, de bandages, d'antibiotiques et surtout d'antidouleur, comme de la morphine.
Mais d'autres plaies, moins visibles, commencent à être prises en compte : les symptômes post traumatiques, liés au choc de la catastrophe et aux milliers de cadavres amoncelés dans les rues.