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10 juillet 2009 -
12h50 :
Espérance de vie...plus durable ?
[ SANTE ]

La rapamycineLa rapamycine, découvert dans les sols de l'Ile de Pâques (Rapa Nui), pourra-t-il un jour prolonger notre espérance de  vie ? Une étude montre en effet que la rapamycine accroît la durée de vie des souris âgées, devenant ainsi le premier médicament capable d'allonger la durée de vie de mammifères.
Grâce à ce traitement, la durée de vie moyenne des mâles a augmenté de 9 % et celle des femelles de 13 % par rapport aux souris non traitées. L'âge maximal des souris est donc passé de 1.094 à 1.245 jours chez les femelles et de 1.078 à 1.179 jours chez les mâles.

Les chercheurs ont donné de la rapamycine en complément alimentaire à des souris âgées de 20 mois (l'équivalent de 60 ans chez l'homme) puis ont comparé leur durée de vie à celle de souris du même âge, nourries normalement.  
Dans une seconde étude, les souris sont actuellement traitées dès l'âge de 9 mois et une augmentation de leur espérance de vie est déjà observée.

Mais car il y a un mais

Matt Kaeberlein et Brian Kennedy (Université de Washington, Seattle) mettent en garde les personnes en bonne santé contre la tentation "de prendre de la rapamycine pour vieillir moins vite. Les potentiels effets immunosuppressifs de ce composé suffisent à conseiller la prudence."
La rapamycine est prescrite aux patients greffés pour éviter les rejets d'organes transplantés. Toutefois, cette découverte pourrait permettre de développer des analogues de la rapamycine dépourvus d'effets secondaires dans l'espoir de combattre les maladies liées à l'âge.

Le développement des cancers repoussé ?

Si la rapamycine retarde la mort, l'autopsie des souris traitées et non traitées montre que le médicament ne modifie pas les causes de décès. Selon les auteurs, il pourrait également repousser le développement de cancers, ralentir les mécanismes du vieillissement, ou les deux à la fois.
La rapamycine est connue pour diminuer l'activité d'une protéine, TOR, déjà impliquée dans le processus de vieillissement chez les invertébrés. L'inhibition de TOR avait déjà permis d'augmenter la longévité de la levure, du ver nématode ou de la mouche du vinaigre.


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