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31 mars 2011 -
11h39 :
France/panache radioactif: aucun danger pour la santé ou l'environnement
[ PANACHE RADIOACTIF - SANTE - ENVIRONNEMENT ]

A ce jour, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire note que les concentrations mesurées en France d'éléments radioactifs rejetés par la centrale japonaise de Fukushima restent "très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire".

Des traces d'iode 131 (0,03 à 0,54 millibecquerel/mètre cube) continuent d'être détectées sur des prélèvements atmosphériques réalisés entre le 28 et le 29 mars en métropole, précise l'Institut.
Cette dernière a également confirmé la présence d'iode dans l'eau de pluie.
A Cherbourg, la Seyne-sur-Mer et Orsay (Essonne), des concentrations d'iode 131 comprises entre 0,69 et 2,59 becquerel (Bq)/litre, ont été détectées dans quatre échantillons après le "lessivage des masses d'air par la pluie".

Pour la première fois, du césium 134 et 137 a été mesuré dans l'air à des concentrations de quelques millionièmes de Bq/m3, ainsi que dans un échantillon d'herbe (0,211 à 0,157 Bq/kilo), ajoute l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire. Il souligne que ces taux "ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée".

A titre de comparaison, les valeurs de concentration en césium 137 dans l'air mesurées dans les jours suivant l'accident de Tchernobyl étaient "de l'ordre de 1.000 à 10.000 mBq/m3 le 1er mai 1986" dans l'Est de la France, rappelle l'Institut.

Les conséquences sur l'environnement à grande distance sont "extrêmement faibles" estime cet institut dans un document confrontant les prévisions de dispersion des polluants, réalisées avec Météo-France, et les premières mesures.
Même s'il tombe 100 millimètres de pluie pendant un mois, le dépôt humide cumulé "ne dépasserait pas quelques centaines de Bq/m2" ajoute l'IRSN, relevant qu'après Tchernobyl les dépôts dans l'Est de la France "ont pu atteindre plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de Bq/m2".

Les niveaux de concentrations attendus dans l'eau de pluie sont "sans risques" insiste l'Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire, qui précise qu'elle "peut être utilisée sans restriction".


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