Comment diminuer le risque de contracter certaines formes de cancer du poumon pour les fumeurs ? En consommant des fruits et légumes ! Une étude montre en effet que le risque de carcinome à cellules squameuses du poumon s'est avéré considérablement plus bas chez les sujets consommant une grande variété de fruits et légumes.
"Même si le fait d'arrêter de fumer constitue l'action préventive la plus importante pour réduire les risques de cancer du poumon, la consommation de plusieurs sortes de fruits et légumes peut aussi réduire ce risque, et ce indépendamment de la quantité consommée" explique H. Bas Bueno-de-Mesquita, de l'Institut national des Pays-Bas pour la santé publique et l'environnement. L'étude a porté sur 450.000 Européens, dont 1.600 souffraient d'un cancer du poumon.
D'après cette étude, la variété de fruits et légumes consommés semble plus importante que la quantité dans la prévention de ce cancer du poumon. Ils ont étudié la consommation de 14 fruits courants et de 26 légumes, qu'ils soient frais, séchés ou en conserve.
Quelle est la force des fruits et légumes ?
"Les fruits et légumes contiennent beaucoup de composants bioactifs et il est raisonnable de penser qu'il faut non seulement consommer les quantités recommandées, mais aussi un mélange riche de ces composants bioactifs en consommant une grande variété" de fruits et légumes, selon H. Bas Bueno-de-Mesquita.
La variété plutôt que la quantité
Des études antérieures ont déjà montré l'influence de la consommation de fruits et légumes dans le développement de cancers...
...Mais cette étude est une des premières à mettre en évidence l'importance de la variété plutôt que celle de la quantité, souligne Stephen Hecht, membre du bureau éditorial de la revue.
"Il y a toujours plus d'un milliard de fumeurs dans le monde, dont beaucoup sont dépendants à la nicotine et ne peuvent pas arrêter en dépit de leurs efforts" a souligné Stephen Hecht, tout en rappelant que "le seul moyen prouvé de réduire le risque de cancer du poumon est d'éviter le tabac sous toutes ses formes".
Cette étude a été publiée dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention, une revue de l'Association américaine pour la recherche contre le cancer,