L'Organisation mondiale de la santé a indiqué vendredi (25 septembre) que la grippe H1N1 avait tué au moins 3.917 personnes dans 191 pays et territoires depuis l'apparition du nouveau virus en mars-avril dernier...soit 431 décès par rapport au précédent bilan publié il y a une semaine par l'organisation.
L'Organisation a comptabilisé plus de 300.000 cas confirmés par des analyses de laboratoire mais, "comme de plus en plus de pays ont arrêté de compter les cas individuels, notamment bénins, ce bilan est largement en dessous de la réalité" a relevé l'organisation.
Un virus très virulent !
Le continent américain continue d'être le plus durement frappé, avec près de 3.000 morts et plus de 130.000 cas confirmés.
Aux Etats-Unis, le nombre de personnes grippées est supérieur à la moyenne saisonnière depuis deux à trois semaines, d'abord dans le sud-est, et ensuite dans les régions septentrionales du centre-ouest du pays et dans le nord-est.
En Europe et le Proche-Orient, une activité grippale supérieure aux normes saisonnières est signalée en Ulster, en Irlande, en Ecosse, aux Pays-Bas, en France et en Israël.
L'activité grippale est "légèrement au dessus" des normes saisonnières au Japon où une augmentation des cas de grippe H1N1 a été constatée dans les analyses de laboratoire.
Le tableau épidémiologique est contrasté dans les régions tropicales du continent américain et en Asie.
La transmission de virus grippaux continue dans des régions d'Inde, du Bangladesh et du Cambodge, tandis que le nombre de cas est en déclin en Indonésie, à Singapour et en Thaïlande.
En Amérique centrale et tropicale, l'activité grippale est en hausse dans plusieurs régions du Pérou et du Mexique, mais la situation est stable ou en diminution en Bolivie, au Venezuela et au Brésil.
Dans les régions tempérées de l'hémisphère nord, la situation est revenue au niveau saisonnier normal au Chili, en Argentine et en Nouvelle Zélande, où l'activité grippale continue de reculer, comme en Australie et en Afrique du Sud.