Plus de 12.220 personnes ont succombé au virus H1N1 de la grippe A dans le monde, selon le bilan publié mercredi (30 décembre) par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais le constat est le suivant : cette pandémie semble décliner dans la plupart des régions... Le point :
Cette pandémie particulièrement active en Europe
La transmission de cette maladie, apparue en mars dernier au Mexique, est particulièrement active en Europe centrale et orientale. Pour l'ensemble de l'Europe, le bilan de l'Organisation onusienne s'établit à "au moins" 2.422 morts. Parmi les foyers particulièrement actifs de la maladie, l'organisation cite notamment la Géorgie, le Monténégro, l'Ukraine, la Grèce, la Pologne, la Bulgarie, la Serbie et les régions de l'Oural en Russie.
Le H1N1 reste actif en Amérique du Nord, même si sa propagation a diminué nettement
Le continent américain, et plus particulièrement les Etats-Unis et le Canada, a été jusqu'ici le plus durement touché par la pandémie avec "au moins" 6.670 victimes.
Aux Etats-Unis, les taux d'hospitalisation dans les tranches d'âge de 5 à 17 ans et de 18 à 49 ans restent cependant plus élevés que pour les épidémies de grippe saisonnière tandis que la population de plus de 65 ans est nettement plus épargnée, relève l'OMS
L'Afrique du Nord sur ses gardes
L'organisation mondiale de la santé dispose d'indices d'une "transmission active et élevée du virus H1N1 dans des pays d'Afrique du Nord riverains de la Méditerranée (Algérie, Tunisie et Egypte)". En revanche, le pic de la transmission du virus a été dépassé en Israël, en Iran, en Irak, dans le Sultanat d'Oman et en Afghanistan.
La pandémie décline aussi au Japon, dans le nord et le sud de la Chine, à Taïwan et à Hong Kong. L'activité du virus est en légère hausse en Mongolie et intense dans le nord de l'Inde, au Népal et au Sri Lanka.
Ne crions pas victoire trop rapidement
La directrice générale de l'OMS, le Dr Margaret Chan, a rappelé qu'il ne fallait pas "baisser la garde" dans la lutte contre un virus "hautement imprévisible" qui peut encore muter vers une forme plus agressive.
"Il faut rester prudent et observer l'évolution de la pandémie au cours des six à douze prochains mois avant de crier victoire".