Quelques heures après la Commission européenne, certains responsables américains étudient la possibilité de changer le nom de la "grippe porcine". En effet, cette dénomination "grippe porcine" met un sérieux frein aux importations de porc provenant d'Amérique du Nord par certains pays du monde comme la Russie ou la Chine. "Ce n'est pas une crise d'origine alimentaire. Il est important de ne pas utiliser le terme de grippe porcine (...) et il faut faire passer le message que consommer du porc ne provoquera pas cette maladie. "Nous sommes préoccupés par la sécurité, mais aussi par l'impact sur l'économie" a indiqué le ministre de l'Agriculture, Tom Vilsack.
"Cela n'aide pas les producteurs de porc"
Selon Richard Besser, directeur des Centres de maladie et de prévention, des fausses idées circulent sur la maladie et pénalise le secteur : "Cela n'aide pas les producteurs de porc, cela n'aide pas les personnes qui mangent du porc, cela n'aide pas ceux qui se demandent comment on attrape cette maladie". "Nous discutons donc pour voir s'il n'y a pas une meilleure façon de décrire (cette maladie), qui ne provoquerait pas des actions inopportunes" a-t-il ajouté.
Les importations américaines de porc interdites dans plusieurs pays
Selon Washington, neuf pays ont déjà interdit des importations américaines de porc. La Chine, l'Ukraine, le Kazakhstan, les Philippines, la Thaïlande, les Emirats Arabes Unis et l'Equateur ont suspendu les importations de viande de porc et de produits à base de porc originaires des Etats-Unis. La Chine et la Corée du Sud ont également interdit l'importation de porcs vivants américains. Enfin la Russie a interdit l'importation de toute viande originaire de cinq des Etats américains où sévit la grippe porcine.
Les Etats-Unis sont le second pays le plus touché par cette maladie, avec une soixantaine de cas confirmés après le Mexique.