Selon la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé, Margaret Chan, le virus A(H1N1) de la grippe porcine est "subtil et sournois, il ne prévient pas de sa présence ou de son arrivée dans un nouveau pays en provoquant une soudaine explosion du nombre de patients recherchant des soins médicaux ou nécessitant une hospitalisation".
"Les pays, notamment en voie de développement, où les populations sont plus vulnérables, doivent se préparer à voir davantage de cas sévères que ceux constatés actuellement" a-t-elle averti.
Se méfier de la saison hivernale dans l'hémisphère sud
Certains pays en développement ne sont pas en mesure de diagnostiquer les cas de grippe porcine A(H1N1). "La solidité du système de santé d'un pays fera la différence" entre une simple maladie et une épidémie mettant en jeu la survie des malades, a souligné la directrice générale de l'Organisation onusienne.
La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé, Margaret Chan, craint aussi que "la saison hivernale actuelle, qui commence dans l'hémisphère sud, donne aux virus de la grippe une occasion de se mélanger et d'échanger leur matériel génétique d'une manière imprévisible".
Le virus A(H1N1) a contaminé 11.168 personnes dans 42 pays et a fait 86 morts, selon le bilan publié vendredi (22 mai) par l'Organisation.