Des études effectuées par des chercheurs canadiens et mexicains montrent que la grippe H1N1 touche surtout les enfants et les jeunes adultes et peut provoquer dans les cas graves des problèmes respiratoires aigus et une mortalité élevée.
Quel est le taux de mortalité au Mexique ?
Au Mexique, les cas graves d'infection par la grippe H1N1 chez les jeunes patients ont tous été liés au syndrome de détresse respiratoire aiguë, suivi d'un état de choc ayant entraîné un taux de mortalité de 40 %.
Parmi les 899 malades admis dans six hôpitaux mexicains pour la grippe H1N1, 58 étaient dans un état grave. L'âge médian, celui qui sépare le groupe en deux parties égales, de ces derniers était de 44 ans, précisent les auteurs. La plupart ont été traités avec des antibiotiques et 45 avec les antiviraux Tamiflu ou Relenza tandis que 54 ont nécessité un respirateur artificiel.
Le Canada arrive aux mêmes conclusions
"Notre analyse des patients infectés par le H1N1 et se trouvant dans un état grave montre qu'ils sont le plus souvent jeunes" écrit le Dr Guillermo Dominguez-Cherit.
Son confrère canadien, le Dr Anand Kumar, de l'Hôpital de St Boniface de Winnipeg , est arrivé aux mêmes conclusions. Selon lui, les cas graves et la mortalité dus à la grippe H1N1 sont concentrés chez des adolescents et des adultes plutôt jeunes et relativement en bonne santé.
Quel est l'âge moyen des patients dans un état grave ?
Au Canada, la moyenne d'âge des 168 patients dans un état grave est de 32,3 ans. Parmi eux, 24 (14,3%) sont décédés dans les 28 premiers jours, et cinq dans les 90 jours, indique l'étude. La mortalité totale est de 17 %. Cinquante (29,8 %) de ces patients avaient moins de 18 ans.
Cette même caractéristique avait seulement été observée auparavant durant la pandémie de grippe espagnole de 1918, souligne le Dr Anand Kumar. Cette pandémie a fait de 30 à 50 millions de morts.
Les recherches ont été effectuées durant la première phase de l'infection par le virus entre le 18 mars et le 1er juin au Mexique puis entre le 16 avril et le 12 août au Canada. Ces études paraîtront dans le Journal of the American Medical Association du 4 novembre.