La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué vendredi (2 octobre) que face à l'épidémie de grippe H1N1 il n'était pas "utile de passer au stade 6" du plan pandémique, estimant qu'il ne "faut pas être enfermé dans les schémas".
Elle a noté aussi qu'"il y a beaucoup d'inconnues dans cette grippe, dans la façon dont elle va évoluer".
L'organisation mondiale de la santé est passée en juin au stade 6 du plan pandémique, le plus élevé dans la classification mondiale, alors que la France en est restée au stade 5A, qui définit le simple démarrage d'une pandémie et envisage des mesures moins drastiques que le niveau 6.
L'épidémie progresse à un rythme moins soutenu
L'épidémie de grippe a progressé la semaine dernière en France métropolitaine avec 147.000 nouveaux cas, un rythme moins soutenu que la semaine précédente (165.000 cas), d'après les estimations du réseau Sentinelles-Inserm et de l'Institut de veille sanitaire mercredi.
La semaine dernière, l'incidence des consultations pour grippe clinique (début brutal d'une fièvre supérieure à 39 degrés, courbatures, signes respiratoires comme la toux) en métropole a légèrement augmenté pour atteindre 234 cas pour 100.000 habitants, note l'Institut. Elle se situe au-dessus du seuil épidémique (96 pour 100.000), d'après les données du réseau.
Quelles sont les régions les plus touchées
Depuis le début de l'épidémie en France, 30 décès de malades porteurs du virus (H1N1) ont été dénombrés (6 en métropole, 1 en Guyane, 1 en Martinique, 6 à la Réunion, 9 en Nouvelle Calédonie et 7 en Polynésie Française), selon l'Institut de veille sanitaire.